
Inauguration du rucher école « Commandant Lanteri »

Groupement de défense des apiculteurs de l'aveyron
Installer un rucher répond à des exigences et objectifs variables. Le premier pour l’apiculteur est de produire du miel ce qui peut se décliner en produire un certain type de miel. Cet objectif ne peut être satisfait que si la localisation permet un bon développement de la colonie sans introduire de déséquilibre qui ne puisse être compensé.
Ceci dit l’installation doit répondre à un cadre législatif fixé par un arrêté préfectoral pour éviter des risques ou des nuisances.
Les ruches sont installées sur un terrain appartenant à l’apiculteur ou dont il dispose par prêt ou location. On peut aussi en voir sur des toits, terrasses dans les mêmes conditions.
Vous devez poser à proximité de l’accès ou au moins sur la première ruche l’identification de votre cheptel (NAPI) qui permet de prévenir les passants de la proximité de ruches et de détourner leur route au besoin.
Les distances aux propriété voisines sont de :
Propriété voisine = landes bois friches | Voie publique
Autres type de propriété voisine |
Terrains de sport
Lieux accueillant du public |
|
Jusqu’à 5 ruches ou ruchettes | Distance à la limite = 5 m | Distance à la limite = 10 m | Distance à la limite = 100 m |
Au dessus de 5 R ou ruchettes | Distance à la limite = 10 m | Distance à la limite = 20 m | Distance à la limite = 200 m |
Ces limitations peuventt être abolies par le fait que les ruches seront adossées à une clôture continue ou une haie dense hautes de 2m au-dessus du niveau de la planche d’envol et se prolongeant sur 2m de chaque côté de la (des) ruche(s).
Arrêté Préfectoral du 27 septembre 2017 actuellement en vigueur. Renseignez vous localement si besoin.
Pour accéder à l’Arrêté Préfectoral, cliquer ici.
Dans le cas de présence de ruches dans une zone habitée nous vous conseillons de prévenir vos voisins et votre assureur en responsabilité civile qui pourra couvrir le cas échéant les perturbations liées à un accident ou à la piqûre d’une personne allergique.
Rappel : une déclaration de rucher est faite chaque automne par internet sur mesdemarches.agriculture.gouv.fr, elle permet de prévenir les apiculteurs en cas de danger sanitaire ou de risque d’épandage d’insecticides dans le cadre de la lutte contre les moustiques transmettant certains virus tropicaux de type Chikungunya chez l’Homme.
Dr L. LAFON
C’est un ensemble de signes liés d’une part à la spoliation par le parasite Varroa destructor et d’autre part à la transmission par ce dernier d’autres pathogènes (transmission directe ou après affaiblissement des abeilles).
Le parasite de la famille des acariens est capable de transpercer la cuticule des abeilles pour se nourrir d’hémolymphe. La reproduction se passe dans les alvéoles au détriment des nymphes :
Le premier mécanisme pathogène est la spoliation par les repas d’hémolymphe mais on observe aussi :
Dans le monde entier sauf certaines iles (Ouessant par exemple) ; la Réunion a été contaminée en 2017.
Ce n’est pas une maladie réglementée ; cependant elle fait partie des dangers sanitaires de deuxième catégorie et est la principale raison d’être du GDSA apicole dans nos régions.
Les médicaments utilisés pour lutter contre Varroa sont inscrits dans le PSE porté par le GDSA 12.
Les Varroa femelles phorétiques sont portées par les abeilles adultes et changent de colonie lors de dérive ou de pillage. On peut récupérer le parasite en ramassant un essaim ou en achetant des paquets d’abeilles d’origine mal contrôlée.
Le parasite existe dans toutes les ruches des zones contaminées ; la question n’est pas de savoir si elle est présente mais en quelle quantité et si les Varroa vont dépasser le seuil qui entrainera l’effondrement de la colonie.
– Observation directe de Varroa sur les abeilles (attention elles préfèrent se positionner sous le corps), pour améliorer la pertinence capturer 300 abeilles et les secouer dans du sucre glace ou les anesthésier au CO2 (voir avec votre TSA).
– Observation de Varroa dans 200 cellules lors de désoperculation (essentiellement de couvain mâle).
– Observation de Varroa sur un « lange graissé » disposé sous le plateau grillagé avec ou sans traitement provocant le chute des parasites. Mettre sous le plateau un support graissé (pour que les Varroa se collent et ne soient pas mangés par les fourmis) et compter après une semaine puis faire la moyenne des chutes pour un jour. Selon la saison l’interprétation est différente (voir tableau), si on utilise un traitement flash (exemple VarromedND) le comptage sera plus pertinent et on pourra appliquer le médicament en fonction d’une interprétation précise (voir tableau).
– Observer les signes de la contamination : abeilles plus petites, ailes déformées, symptômes de maladies virales, baisse de production de miel, moindres capacités d’élevage.
La base est de savoir que le parasite est présent, la question est « en quelle quantité ? » Voir ci-dessus pour les méthodes de comptage qui permettront de décider une intervention.
Le parasite est caractéristique : petite pastille marron/brune de 3mm accrochée à une abeille ou tombée sur le fond de la ruche. Pastille(s) accrochée(s) aux nymphes. Rechercher sa présence lors de signes de ma la dies virales telles que les ailes déformées, la présence de petites abeilles et lors de tout affaiblissement d’une colonie.
D’autres parasites existent mais ne sont pas présents en France métropolitaine, par exemple le pou de l’abeille à la Réunion.
Prophylaxie : bonnes pratiques apicoles pour éviter le pillage, limiter la dérive, favoriser la résistance des colonies. Éviter d’introduire de grande quantité de parasites lors d’achat ou de capture d’essaim. Effectuer des visites et des comptages réguliers pour intervenir au bon moment.
Traitement : il existe plusieurs molécules disponibles sur le marché présentes dans des médicaments disposant d’une AMM (autorisation de mise sur le marché) garantissant leur fiabilité et disposant d’études prouvant leur efficacité et leur innocuité dans les conditions normales d’emploi. Certaines sont autorisées en apiculture biologique (acide oxalique, acide formique, huiles essentielles) et d’autres non (amitraze, tau-fluvalinate, ) et seront utilisées seules ou en traitements successifs (les huiles essentielles auront besoin d’un complément).
Pour plus de précisions sur le produit adapté à votre structure apicole nous vous invitons à contacter les vétérinaires du GDSA ou de la FODSA.
Toutes les « recettes » et produits ne disposant pas d’une AMM ne peuvent pas être recommandés dans le cadre d’un traitement raisonné contre Varroa.
Pour poursuivre :
Voir exposé du Dr SAGET lors de l’AG du GDSA (2017 et 2018) (réservé aux adhérents).
La Santé de l’abeille : plusieurs numéros lui sont consacrés. « Varroa tueur d’abeilles » de : .
Maladie parasitaire due à Varroa dectructor très répandue dans le monde apicole (systématique ?).
Parasite femelle adulte présent sur les abeilles adultes (phase phorétique) et reproduction se faisant dans le couvain exclusivement. Le couvain mâle permet la naissance de plus de Varroa (temps d’évolution de la larve plus long).
Ponction d’hémolymphe sur les abeilles affaiblissant les insectes, perforation de la cuticule et transmission de maladies expliquent la moindre productivité de la colonie voire sa disparition (par exemple : moindre longévité des abeilles d’hiver entrainant des mortalités en février ou mars).
Gestion confiée au GDSApicole qui suit le PSE.
N’hésitez pas à contacter votre vétérinaire ou votre TSA.
Dr. L. LAFON
C’est une maladie parasitaire qui affecte les trois castes d’abeilles adultes due à la prolifération d’un protozoaire de genre Nosema.
Deux espèces sont connues à ce jour : Nosema apis responsable du type A
Nosema cerenae pour le type C.
Dans le type A on observe des troubles digestifs (abdomen dilaté, diarrhée) ; des troubles « nerveux » (abeilles trainantes, ne pouvant voler, grimpant sur les herbes) ce qui entraine une dépopulation, l’affaiblissement de la colonie puis sa mort.
Dans le type C qui se développe les signes sont plus discrets : perturbation de l’organisation des rôles productifs, de la communication, baisse de production, supersédure.
Partout dans le monde. La nosémose à N. cerenae touchait à l’origine Apis cerenae en Asie et se répand dans le monde entier.
La nosémose de type A est un danger sanitaire de première catégorie à déclaration obligatoire en DDCSPP.
Le type C n’est soumis à aucune obligation.
Les noséma produisent des spores très résistantes qui sont les éléments de contamination et de transmission des deux types de maladie. Après ingestion par l’abeille la spore éclot dans l’intestin et le parasite se multiplie.
Les signes cliniques sont souvent peu importants et sont peu enclins à détruire une colonie à eux seuls. Par contre si d’autres éléments d’affaiblissement existent ils vont agir en synergie et provoquer des dégâts importants.
La Nosémose de type A est en diminution alors que le type C progresse.
La dérive et le pillage sont des facteurs de diffusion entre les coloinies.
Quelles sont les conditions qui favorisent son apparition ?
Ce sont les conditions de confinement et de surpopulation avec un climat humide ; de mauvaises conditions d’élevage comme une mauvaise aération des ruches, un hivernage sur miellat, un nourrissement trop humide (sirop).
Pour le type A les symptômes de diarrhée et de souillures des ruches et des cadres peuvent être caractéristiques mais cela arrive rarement. Plus souvent quelques traces, des abdomens dilatés, des abeilles trainantes montant sur les herbes sans pouvoir voler, une mortalité étalée dans le temps.
Pour le type C c’est beaucoup plus frustre : on observe une diminution du couvain, de la production, une ruche anormalement peu active.
Cela n’est possible que par analyse de laboratoire spécialisé avec comptage des spores dans une cinquantaine d’abeilles adultes (fraichement mortes ou malades). Les résultats doivent être confrontés aux données d’examen et d’épidémiologie par le vétérinaire.
Pour le type A lors de l’extraction des intestins on les voit blanc laiteux ou translucides.
Avec différentes causes d’affaiblissement d’une colonie. A part la diarrhée les autres signes sont peu spécifiques.
Avec certaines intoxications chroniques pour les troubles nerveux.
Méthodes de lutte et de contrôle :
Prophylaxie : lutte contre les causes favorisantes =
Traitement :
Aucun traitement n’existe pour aucune de ces deux affections.
La déclaration d’un cas de nosémose de type A (confirmé par analyses) entrainera la destruction de la ou des colonies touchées * et la mise en place d’un périmètre de surveillance (APDI).
Pour poursuivre :
Présentation du Dr LAFON pour l’AG du GDSA en 2017 (réservée aux adhérents).
2 maladies touchant les 3 castes adultes
Le type A est soumis à déclaration obligatoire mais pas le type C
Des parasites proches mais ne provoquant pas les mêmes symptômes : troubles digestifs et nerveux pour le type A, affaiblissement productif pour le type C.
Gestion par application des bonnes pratiques apicoles.
Demandez conseils à vos vétérinaires et à vos TSA.
Dr. L. LAFON
Maladie contagieuse de l’abeille mellifère due à un virus appelé CBPV (chronic bee paralysis virus en anglais). Elle touche les trois castes d’abeilles adultes et provoque des troubles nerveux et des modifications morphologiques (abeilles noires et dépilées) précédent souvent la mort.
Autres appellations : maladie noire, maladie de mai, mal des forêts, petites noires.
Dans le monde entier.
Pas de statut réglementaire en France.
Les abeilles se contamine par échanges de matières souillées : nourriture par trophallaxie ou déjections ou par contact : toutes les lésions de la cuticule par frottements lors de confinement ou après blessures (Varroa ou trappes à pollen). Une reine infectée transmet le virus à ses descendants.
Le virus est souvent présent en faible quantité dans les ruches et se développe en présence de facteurs favorisants
Il existe deux formes qui peuvent être concomitantes :
Prélèvement d’au moins 20 abeilles malades ou mortes récemment envoyées à un laboratoire agréé afin de réaliser une PCR.
Voir fiche des prélèvements pour plus de précisions.
Les frais sont à la charge de l’apiculteur.
L’interprétation peut être délicate surtout dans un contexte de suspicion d’intoxication.
Intoxication : une intoxication aigüe entraine une mortalité brutale et ponctuelle d’abeilles et on observe une quantité d’abeilles mortes devant la ruche au même stade de décomposition. Lors de paralysie chronique l’évolution est plus longue (jusqu’à plusieurs mois) donc on observe des cadavres à divers stades de décomposition et des abeilles présentant des symptômes.
Dans le cas d’intoxication chronique ce sera plus difficile et il faudra confronter les observations de terrain (enquête épidémiologique) et les résultats des analyses.
Prophylaxie :
Traitement :
Pour poursuivre :
Présentation Dr LAFON pour l’AG du GDSA du 25 février 2017 (réservé aux adhérents). La santé de l’Abeille n°255 p 261 à 284.
Contactez les acteurs sanitaires du département.
Maladie virale touchant les trois castes d’abeilles adultes.
Deux expressions : types 1 et 2 présents seuls ou simultanément.
Apparaît lors de confinement dans la ruche, de surdensité, au printemps en général.
Il faut insister sur la prévention et les mesures de bonne gestion apicole car aucun traitement n’est possible.
Elle est parfois difficile à différencier d’intoxications chroniques.
En cas de doute contactez votre vétérinaire ou TSA.
Dr. L. LAFON
Coléoptère nommé Aethina tumida originaire d’Afrique du Sud. Il mesure de 5 à 7 mm à l’âge adulte et est de couleur brun foncé puis noire.
Caractéristiques : élytres plus courts que l’abdomen (qui dépasse donc) ; tête, thorax et abdomen bien séparés et port d’antennes en massue.
La larve mesure 1 cm environ, blanc crème avec 6 longues pattes fines en partie antérieure et des rangées d’épines dorsales sur les segments du corps, les deux dernières séries sont plus robustes.
Cycle du parasite : la femelle pond des grappes d’œufs dans les fissures de la ruche ou le couvain ; ils éclosent en 2 à 3 jours. Les larves se développent dans la ruche pendant 10 à 15 jours en dévorant le miel, le pain d’abeille et les œufs. La nymphose se fait hors de la ruche dans un rayon de 20 m en général (parfois jusqu’à 200m) dans un sol meuble, humide et à plus de 10°C à une profondeur de 1 à 30 cm. Si il fait trop froid les larves vivent moins de 21 jours. Les adultes émergent au bout de 3 à 4 semaines en fonction de la température extérieure (extrêmes 8 à 84 jours).
En Afrique, en Amérique du Nord, en Australie et depuis août 2014 en Calabre (Sud de l’Italie) où il est actuellement en surveillance renforcée.
C’est un danger sanitaire de première catégorie soumis à déclaration immédiate auprès de la DDCSPP. Des plans de surveillances pour éviter son introduction sont en place sur tout le territoire national et notamment les zones de possible importation.
Le petit coléoptère est autonome et peut parcourir 20 km, vivre 9 jours sans manger ni boire, s’abriter 60 jours dans du couvain et plusieurs mois dans un fruit.
Le bourdon peut être un hôte occasionnel permettant la survie du parasite.
La contamination peut aussi se faire par achat de nucléi, d’essaims ou via le matériel, la transhumance, les cires…
Achats mal contrôlés, transhumance et échanges de matériels ou de colonies.
Conditions climatiques favorables.
Prolifération dans la ruche de larves blanches qui détruisent les cadres, mangent les œufs, le miel, les cires et le pain d’abeille. Le miel coule hors des cellules, fermente et peut même s’échapper par le trou de vol ou le plateau grillagé.
Les adultes sont plus discrets et se cachent au fond de la ruche. Ils sont nourris par les abeilles et ne provoquent pas de dégât.
Dans les débuts de l’infestation seul les adultes sont présents et ils sont difficiles à trouver. Il existe des « pièges » dans lesquels ils se réfugient et peuvent être repérés : plaquette de plastique alvéolé, piège de cadre ou de fond de ruche. On peut parfois visualiser des pontes sur les cadres de couvain.
En présence de larves de nombreux dégâts dans la structure des cadres, les réserves et le couvain sont repérés, ainsi que du miel qui fermente et qui s’écoule.
En cas de suspicion il est primordial de faire confirmer par le laboratoire de référence après avoir prévenu la DDCSPP (directement ou par l’intermédiaire de vos vétérinaires ou TSA de secteur). Le prélèvement sera congelé pour éviter tout risque de contamination lors du transport.
La fausse teigne : la larve du papillon est parasite de la ruche et se nourrit des réserves en traçant des tunnels dans les cires. Elle produit des fils de soie sur son trajet.
Beaucoup moins destructrice que Aethina elle colonise des ruches faibles ou des corps et des hausses mal stockées. De plus les cocons sont présents dans la ruche où naissent les adultes (pas de partie du cycle dans le sol).
Méthodes de lutte et de contrôle :
Prophylaxie : ne pas introduire la parasite = avoir des garanties sanitaires sur les achats de ruches et essaims. Ne pas transhumer dans une zone touchée (actuellement aucun foyer en France). Inspecter soigneusement ses colonies.
En cas de doute faire appel à un acteur sanitaire du département.
Traitement : aucun traitement n’est possible.
La « maladie » doit être déclarée en DDCSPP.
La ou les ruches touchées seront en totalité détruites (insecticide, vapeurs de souffre et incinération) et des mesures d’examen et potentiellement de destruction seront appliquées à tout le rucher. Un périmètre de surveillance sera établi autour de ce dernier et toutes les ruches seront visitées. Une enquête épidémiologique sera commanditée pour évaluer l’origine de la contamination et ses suites.
Pour poursuivre :
Résumé :
maladie parasitaire de la ruche due à un petit coléoptère nommé Aethina tumida. Adulte marron foncé à noir de 6 mm portant des antennes en massue et dont l’abdomen dépasse des élytres. Larve de 1 cm ayant 3 paires de longues pattes à l’avant et des épines sur tous les segments du corps.
Particularités expliquant la contamination : l’adulte se déplace jusqu’à 20 km, la multiplication des échanges et déplacement de colonies. Expliquant la difficulté à l’éliminer : les larves se transforment dans le sol et sont inatteignables à ce stade, prolificité des adultes.
Maladie réglementée à déclaration obligatoire en DDCSPP.
Fort dégâts causés par les larves, destruction rapide de la colonie par consommation des œufs, réserves et cires. Miel qui s’écoule et qui fermente.
En cas de doute contactez votre vétérinaire ou TSA.
Pour accéder au flyer connaissance du coléoptère, cliquer ici
Pour accéder au flyer piégeage du coléoptère, cliquer ici
Pour accéder au document réglementation d’importation d’abeilles, cliquer ici
Dr. L. LAFON
Qu’est ce que le couvain sacciforme ?
Maladie contagieuse des abeilles due à un virus appelé SBV (en anglais : sacbrood bee virus). Elle touche essentiellement le couvain operculé entrainant des mortalités de nymphe pouvant affaiblir la colonie.
Caractérisée par l’aspect typique en forme de sac rempli de liquide à sa base que prennent les larves mortes. Les adultes ne sont pas malades mais portent et transmettent le virus.
Où trouve-t-on cette maladie ?
Dans le monde entier.
Quelle réglementation s’applique ?
Pas de statut réglementaire en France.
Comment se transmet elle ?
Les pré-nymphes mortes contiennent des millions de particules virales, les abeilles nettoyeuses se contaminent en les extrayant des alvéoles pour le transmettre aux autres larves. Les abeilles adultes sont aussi un réservoir du virus.
Le Varroa le transmet par injection lors de la fixation aux nymphes et aux adultes.
Lors de dérive ou de pillage le virus passe d’une colonie à l’autre.
Quelles sont les conditions qui favorisent son apparition ?
Tous les facteurs fragilisant les larves :
Comment la reconnaître ?
Dans la colonie : couvain en mosaïque, affaiblissement plus ou moins marqué.
Dans l’alvéole :
Comment confirmer une suspicion ?
Par prélèvement de 10×10 cm de couvain avec au moins 15 pré-nymphes malades envoyé à un laboratoire agréé. Les frais sont à la charge de l’apiculteur.
Avec quoi peut-on la confondre ?
La Loque Américaine : aussi dans la couvain fermé avec des opercules affaissés et percés. Par contre les larves et écailles sont adhérentes et le test de « l’allumette » est positif (voir fiche). Voir fiche FM1
La Loque Européenne : essentiellement dans le couvain ouvert (mortalités précoces) avec des larves s’affaissant en masse semi liquide au fond de l’alvéole, la tête de la larve n’est pas visible (voir fiche). Voir fiche FM2
L’ascosphérose (couvain plâtré) : maladie du couvain fermé ; les larves atteintes se transforment en une masse compacte (dure) recouverte d’un duvet blanc à gris foncé.
Ces maladies peuvent se trouver au même moment que le couvain sacciforme dans la même colonie.
Méthodes de lutte et de contrôle :
Prophylaxie : par application des bonnes pratiques apicoles.
Traitement :
Lors d’atteinte faible : éliminer les cadres touchés et/ou transvaser sur cire gaufrée dans un nouveau corps de ruche. Changer la reine pour une autre plus résistante au virus.
Si le couvain est touché à plus de 20%, que la colonie est faible ou que l’hivernage est proche la colonie sera détruite.
Faire dans tous les cas une visite approfondie de toutes les colonies du rucher (en commençant par les plus fortes). Le couvain sacciforme peut être un indice de la présence d’une autre maladie du couvain.
Pour poursuivre :
La Santé de l’Abeille n° 254, pages 149 à 160.
Résumé :
Dr. L. LAFON
C’est une maladie du couvain due à une bactérie nommée Melissococcus pluton. Elle touche principalement le couvain ouvert et entraine des mortalités larvaires plus ou moins importantes pouvant entrainer l’affaiblissement de la colonie.
Rapidement d’autres bactéries colonisent les larves malades ou mortes et modifient les signes cliniques (odeur).
Dans le monde entier sauf en Nouvelle Zélande.
Pas de statut réglementaire en France.
À la différence de la Loque Américaine la bactérie responsable ne peut pas fabriquer de spore de résistance. Cependant elle possède une capsule protectrice lui permettant de subsister dans les colonies (3 semaines dans les larves et plusieurs mois en cas de dessiccation).
La larve est contaminée par les nourrices au tout début de sa vie et la bactérie se multiplie rapidement et la tue, les ouvrières se contaminent en évacuant les résidus (écaille en cas de dessiccation). Certaines larves ne meurent pas et évoluent en adulte en laissant des fèces contaminées dans l’alvéole.
Tous les facteurs fragilisant les larves :
Dans la colonie :
Dans les alvéoles :
Larves en position aberrantes (redressées) ; flasques, affaissées, de couleur jaune clair à brun qui évoluent en masse gluante puis en écailles non adhérentes.
Par envoi d’un prélèvement de couvain malade de 10/10 cm (au moins 15 larves suspectes) à un laboratoire qualifié (type Aveyronlabo).
Par utilisation d’un kit de détection rapide nécessitant au moins 5 larves.
Le tout aux frais de l’apiculteur.
La Loque Américaine : maladie du couvain fermé caractérisée par des opercules affaissés et perforés, des larves filantes et des écailles adhérentes aux parois des alvéoles. Voir fiche FM1
Le couvain sacciforme : maladie du couvain fermé (les opercules sont ouverts par les abeilles). Les nymphes sont redressées et forment un sac rempli de liquide dans sa partie inférieure. Voir fiche FM3
La varroose lors de forte infestation : couvain en mosaïque et divers signes de souffrance du couvain : désoperculation, cannibalisme, mortalité des nymphes. Voir fiche FP1
Prophylaxie = bonnes pratiques apicoles
Traitement :
Il n’existe aucun antibiotique utilisable en apiculture qui ait démontré son activité ou qui dispose d’une Limite Maximale de résidus dans le miel.
En cas d’atteinte modérée :
En cas d’atteinte forte, de colonie faible ou de proximité de l’hivernage elle sera détruite dans son intégralité.
Une inspection en profondeur de toutes les colonies du rucher sera effectuée (en allant des plus fortes vers les plus faibles).
N’hésitez pas à contacter les acteurs sanitaires ou votre GDSA.
maladie bactérienne du couvain (ouvert)
souvent bénigne mais peut causer des problèmes graves car elle est sous-diagnostiquée.
Favorisée par tout facteur fragilisant le couvain ou les nourrices.
Aucun traitement. Le transvasement, le nourrissement massif, le remplacement de la reine sont parfois possibles ou bien la colonie doit être détruite.
En cas de doute contacter le Vétérinaire ou le TSA de secteur.
Voir présentation du Dr CHOFFRAY au GDSA (réservée aux adhérents).
Dr. L. LAFON
Maladie très grave et très contagieuse de l’abeille due au développement d’une bactérie nommée Paenibacillus larvae qui provoque la mort du couvain de la ruche touchée.
La bactérie contamine le couvain ouvert de toutes les castes mais les symptômes ne sont observables que dans le couvain operculé. Les immatures meurent au stade pré-nymphe ou nymphes et évoluent en masses gluantes puis en écailles fortement adhérentes dans l’alvéole et contenant des millions de spores extrêmement résistantes. Les abeilles ont beaucoup de difficultés à éliminer ces cadavres.
Sans intervention de l’apiculteur, la maladie entraine un affaiblissement de la colonie préludant au pillage (d’où contamination des ruches voisines) et à la mort.
Dans le monde entier.
C’est une maladie classée en DANGER SANITAIRE DE PREMIÈRE CATÉGORIE dont la déclaration est obligatoire auprès de la DDCSPP directement ou par l’intermédiaire du vétérinaire responsable de secteur. Suite à des analyses dans un laboratoire agréé les Services Vétérinaires pourront mettre en place des mesures de police sanitaire.
Les spores sont l’élément de résistance et de transmission : elle peuvent être introduites dans une colonie à al faveur de dérive, pillage ou manipulations apicoles. Les spores sont présentes dans tous les compartiments de la ruche et sur le matériel en contact avec la colonie atteinte ; elles gardent leur pouvoir infectant plusieurs décennies.
Ce sont les nourrices qui contaminent les jeunes larves (deux premiers jours de vie) avec des gelées nourricières contenant des spores. Elles germent dans l’intestins des larves et les bactéries se multiplient pour tuer la larve au stade pré-nymphe ou nymphe. Les cadavres se transforment en masses gluantes adhérentes aux parois de l’alvéole qui contiennent des millions de spores suite à la sporulation des bactéries dans les résidus de la nymphe. Ces spores vont se disséminer dans la ruche puis éventuellement dans d’autres colonies.
En séchant les cadavres évoluent en écailles adhérentes et contaminantes.
Très peu de signes sont visibles en début d’évolution : il faut un examen attentif de la colonie et du couvain :
Dans les alvéoles on observe :
Avec une autre maladie bactérienne : la Loque Européenne qui touche aussi le couvain mais où les immatures meurent en majorité avant l’operculation et ne deviennent ni adhérents ni filants. L’odeur est plus forte. Voir fiche FM2
Avec d’autres maladies du couvain fermé : couvain sacciforme, mycose, varroose. Les cadavres sont non adhérents ou filants, il n’y a pas d’odeur. Voir fiches FM3, FMx, FP1.
Le test d’orientation principal sur le terrain est celui de « l’allumette » : on plonge l’extrémité d’une allumette (ou d’une brindille) dans une cellule douteuse, on remue un peu puis on tire doucement : une masse gluante et élastique s’étire sur plus de 2 cm et on ne peut pas l’extraire en totalité de l’alvéole. Ce mélange de filant et d’adhérent est caractéristique de la Loque Américaine. Il est impossible à réaliser lors de la transformation en écaille sèche.
La maladie est réglementée : toute suspicion doit être déclarée à la DDCSPP et un prélèvement de 10×10 cm de couvain malade doit être envoyé à un laboratoire de référence pour identifier la bactérie.
Il faut contacter un acteur sanitaire = vétérinaires, technicien des DDCSPP ou Technicien Sanitaire Apicole (TSA) de son secteur pour être accompagné dans les démarches et pour les interventions d’examen et de suivi qui auront lieu au rucher.
En cas de confirmation le rucher d’origine sera mis sous surveillance (Arrêté Préfectoral Portant Déclaration d’Infection) et toutes les ruches présentes dans un rayon de 3 km seront visitées.
Dans la plupart des cas le traitement est illusoire et il faut détruire la colonie (combustion de souffre) ainsi que les cadres et corps de ruche (incinération). Par exemple si la colonie malade est faible ou si la saison est trop avancée pour permettre de la sauver.
Si la colonie est valable il faut « la mettre à nu » : transvaser les abeilles et la reine dans une ruche neuve et détruire tous les cadres (couvain et réserves) par incinération, le corps pourra être désinfecté au chalumeau. Les modalités du transvasement sont expliquées sur la fiche « transvasement à visée sanitaire » ou sur http://www.apiservices.com/fnosad/dfiches_pratiques.
Aucun traitement antibiotique n’est efficace sur les spores, et aucun ne dispose de Limite Maximale de Résidus fixée pour le miel.
Il faut ensuite nettoyer et désinfecter par tout moyen reconnu efficace sur les spores = chalumeau, javel, soude chaude, cire micro-cristalline le matériel en contact s’il est en bon état (corps, plateau, couvre cadre, hausse, outils, gants…). Voir articles dans LSA n°263 pp 381-399 et n°264 pp 531-533 ou http://www.apiservices.com/sante-de-labeille/articles/desinfection_264.pdf.
Il faudra aussi respecter les consignes de confinement et assister l’acteur sanitaire qui effectuera les visites réglementaires.
Des soins particuliers seront donnés aux colonies transvasées ainsi qu’à celles qui n’étaient pas cliniquement atteintes lors de l’épisode pour conserver des populations fortes et repérer tout signe de réapparition de la maladie.
Respecter les bonnes pratiques apicoles.
Avoir des colonies fortes avec un bon comportement hygiénique.
Lors des visites (printemps, mise en hivernage, avant récolte) et avant tout échange de cadres et d’abeilles il faut absolument inspecter minutieusement tous les cadres de couvain pour repérer les premiers signes.
La détection précoce permet de :
maladie très grave du couvain qui conduit le plus souvent à la mort de la colonie.
Caractérisée par un couvain en mosaïque avec des opercules percés et affaissés comprenant des larves filantes et adhérentes ainsi que des écailles.
Maladie très contagieuse et réglementée dont toute suspicion doit être déclarée à la DDCSPP et confirmée par analyse d’un laboratoire agréé.
Destruction obligatoire sauf cas particulier d’utilisation du transvasement accompagné de désinfection drastique.
Demandez conseil à un acteur sanitaire et/ou à votre GDSA de l’Aveyron.
Voir présentation du Dr CHOFFRAY au GDSA (réservée aux adhérents).