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INSTALLATION D’UN RUCHER

INSTALLATION D’UN RUCHER

Installer un rucher répond à des exigences et objectifs variables. Le premier pour de nombreux apiculteurs est de produire du miel, ce qui peut se décliner en produire un certain type de miel. Cet objectif ne peut être satisfait que si la localisation permet un bon développement de la colonie sans introduire de déséquilibre qui ne puisse être compensé.

Ceci dit, l’installation doit répondre à un cadre législatif fixé par un arrêté préfectoral pour éviter des risques ou des nuisances.

 

Confort des abeilles et production de miel :

Exposition : les colonies n’apprécient pas une trop forte humidité et les abeilles doivent réguler la température de la grappe autour de 34°C. Il faut donc éviter les expositions trop ombragées où l’air ne circule pas. Pour pallier de trop fortes amplitudes thermiques, il est possible de jouer sur l’isolation en toiture et sur un fond de ruche amovible sous le plateau grillagé. De l’ombre apportée par des arbres à l’arrière et au dessus des ruches sera bénéfique à condition d’avoir une bonne circulation de l’air.

 

Ressources : pour vivre et produire, les abeilles ont besoin

  • De sucres : trouvés dans le nectar, ils sont l’essentiel de la composition du miel et indispensables à l’apport énergétique aux abeilles ; il faut donc une source florale conséquente, d’autant plus si l’on veut récolter un miel mono-floral. Une complémentation est possible par des sirops de nourrissement (printemps, été) ou des candis (hiver) lors de carences ou de stimulation (ruche faible, création ou récupération d’essaim, fixation de colonie dans une ruche…) ; il ne faut pas fournir de sucre à une ruche en phase de stockage de miel (pour ne pas avoir de l’eau sucrée dans le miel récolté). Il n’est pas conseillé d’apporter du miel ne provenant pas d’une colonie sûre au niveau sanitaire pour ne pas transmettre de maladies (spores de loque américaine, par exemple).
  • De protéines : trouvées dans le pollen des fleurs, elles serviront à l’alimentation des larves, au maintien physique des adultes et à la ponte de la reine. La source est la même que pour les sucres. Notez que certaines fleurs (lavande par exemple) sont beaucoup moins riches en pollen que d’autres et ne permettent pas à la colonie de se renouveler correctement. Une complémentation est possible avec des levures de bières, du pollen récolté avec une trappe à pollen et congelé pour stimuler la ponte sur une ruche démarrant mal, sur un essaim… Ces protéines seront apportées sous forme de « pain » malaxé avec un peu de candi et déposé sur le haut des cadres.
  • D’eau : pour s’abreuver et réguler la température de la ruche en été. Une source proche économisera le travail des porteuses d’eau. Veillez à disposer des éléments physiques permettant aux abeilles de ne pas se noyer. Les abeilles apprécient la présence d’un peu de sel dans l’eau (1 g/l).
  • D’oligoéléments et de vitamines : apportés par le pollen et le nectar, leur équilibre et leur complémentarité seront assurés par la diversité des plantes butinées.

Facilités d’entretien et d’examen :

Afin de pouvoir aisément examiner l’état sanitaire des colonies, d’installer son matériel et de pouvoir procéder à l’installation ou les retrait des hausses lors de la récolte, il faut prévoir un accès de proximité avec un véhicule et un dégagement pour pouvoir circuler derrière et sur les côtés des ruches.

 

Législation :

Les ruches sont installées sur un terrain appartenant à l’apiculteur ou dont il dispose par prêt ou location. On peut aussi en voir sur des toits, terrasses dans les mêmes conditions.

Vous devez poser à proximité de l’accès ou au moins sur la première ruche l’identification de votre cheptel (NAPI) qui permet de prévenir les passants de la proximité de ruches et  de détourner leur route au besoin.

Les distances aux propriété voisines sont de :

 

Propriété voisine = landes bois friches Voie publique

Autres type de propriété voisine

Terrains de sport

Lieux accueillant du public

Jusqu’à 5 ruches ou ruchettes Distance à la limite = 5 m Distance à la limite = 10 m Distance à la limite = 100 m
Au dessus de 5 R ou ruchettes Distance à la limite = 10 m Distance à la limite = 20 m Distance à la limite = 200 m

 

Ces limitations peuvent être abolies par le fait que les ruches seront adossées à une clôture continue ou une haie dense hautes de 2m au-dessus du niveau de la planche d’envol et se prolongeant sur 2m de chaque côté de la (des) ruche(s).

Arrêté Préfectoral du 27 septembre 2017 actuellement en vigueur. Renseignez vous localement si besoin.

 

En cas de présence de ruches dans une zone habitée, nous vous conseillons de prévenir vos voisins et votre assureur en responsabilité civile qui pourra couvrir le cas échéant les perturbations liées à un accident ou à la piqûre d’une personne allergique.

Rappel : une déclaration de rucher est faite chaque automne par internet sur http://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/. Elle permet de prévenir les apiculteurs en cas de danger sanitaire ou de risque d’épandage d’insecticides dans le cadre de la lutte contre les moustiques transmettant certains virus tropicaux de type Chikungunya à l’homme.

 

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