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LE PETIT COLÉOPTÈRE DES RUCHES

LE PETIT COLÉOPTÈRE DES RUCHES

Qu’est ce que c’est ?

Coléoptère nommé Aethina tumida originaire d’Afrique du Sud. Il mesure de 5 à 7 mm à l’âge adulte et est de couleur brun foncé puis noire.

Caractéristiques : élytres plus courts que l’abdomen (qui dépasse donc) ; tête, thorax et abdomen bien séparés et port d’antennes en massue.

La larve mesure 1 cm environ, blanc crème avec 6 longues pattes fines en partie antérieure et des rangées d’épines dorsales sur les segments du corps, les deux dernières séries sont plus robustes.

Cycle du parasite : la femelle pond des grappes d’œufs dans les fissures de la ruche ou le couvain ; ils éclosent en 2 à 3 jours. Les larves se développent dans la ruche pendant 10 à 15 jours en dévorant le miel, le pain d’abeille et les œufs. La nymphose se fait hors de la ruche dans un rayon de 20 m en général (parfois jusqu’à 200m) dans un sol meuble, humide et à plus de 10°C à une profondeur de 1 à 30 cm. Si il fait trop froid les larves vivent moins de 21 jours. Les adultes émergent au bout de 3 à 4 semaines en fonction de la température extérieure (extrêmes 8 à 84 jours).

 

Où trouve-t-on ce parasite?

En Afrique, en Amérique du Nord, en Australie et depuis août 2014 en Calabre (Sud de l’Italie) où il est actuellement en surveillance renforcée.

 

Quelle réglementation s’applique ?

C’est un danger sanitaire de première catégorie soumis à déclaration immédiate auprès de la DDCSPP. Des plans de surveillances pour éviter son introduction sont en place sur tout le territoire national et notamment les zones de possible importation.

 

Comment se transmet elle ?

Le petit coléoptère est autonome et peut parcourir 20 km, vivre 9 jours sans manger ni boire, s’abriter 60 jours dans du couvain et plusieurs mois dans un fruit.

Le bourdon peut être un hôte occasionnel permettant la survie du parasite.

La contamination peut aussi se faire par achat de nucléi, d’essaims ou via le matériel, la transhumance, les cires…

 

Quelles sont les conditions qui favorisent son apparition ?

Achats mal contrôlés, transhumance et échanges de matériels ou de colonies.

Conditions climatiques favorables.

 

Comment la reconnaître ?

Prolifération dans la ruche de larves blanches qui détruisent les cadres, mangent les œufs, le miel, les cires et le pain d’abeille. Le miel coule hors des cellules, fermente et peut même s’échapper par le trou de vol ou le plateau grillagé.

Les adultes sont plus discrets et se cachent au fond de la ruche. Ils sont nourris par les abeilles et ne provoquent pas de dégât.

 

Comment confirmer une suspicion ?

Dans les débuts de l’infestation seul les adultes sont présents et ils sont difficiles à trouver. Il existe des « pièges » dans lesquels ils se réfugient et peuvent être repérés : plaquette de plastique alvéolé, piège de cadre ou de fond de ruche. On peut parfois visualiser des pontes sur les cadres de couvain.

En présence de larves, de nombreux dégâts dans la structure des cadres, les réserves et le couvain sont repérés, ainsi que du miel qui fermente et qui s’écoule.

En cas de suspicion, il est primordial de faire confirmer par le laboratoire de référence après avoir prévenu la DDCSPP (directement ou par l’intermédiaire de vos vétérinaires ou TSA de secteur). Le prélèvement sera congelé pour éviter tout risque de contamination lors du transport.

 

Avec quoi peut-on la confondre ?

La fausse teigne : la larve du papillon est parasite de la ruche et se nourrit des réserves en traçant des tunnels dans les cires. Elle produit des fils de soie sur son trajet.

Beaucoup moins destructrice que Aethina elle colonise des ruches faibles ou des corps et des hausses mal stockées. De plus, les cocons sont présents dans la ruche où naissent les adultes (pas de partie du cycle dans le sol).

 

Méthodes de lutte et de contrôle :

Prophylaxie : ne pas introduire le parasite = avoir des garanties sanitaires sur les achats de ruches et essaims. Ne pas transhumer dans une zone touchée (actuellement aucun foyer en France). Inspecter soigneusement ses colonies.

En cas de doute faire appel à un acteur sanitaire du département.

Traitement : aucun traitement n’est possible.

La « maladie » doit être déclarée en DDCSPP.

La ou les ruches touchées seront en totalité détruites (insecticide, vapeurs de souffre et incinération) et des mesures d’examen et potentiellement de destruction seront appliquées à tout le rucher. Un périmètre de surveillance sera établi autour de ce dernier et toutes les ruches seront visitées. Une enquête épidémiologique sera commanditée pour évaluer l’origine de la contamination et ses suites.

 

Pour poursuivre :

 

Résumé :

  • maladie parasitaire de la ruche due à un petit coléoptère nommé Aethina tumida. Adulte marron foncé à noir de 6 mm portant des antennes en massue et dont l’abdomen dépasse des élytres. Larve de 1 cm ayant 3 paires de longues pattes à l’avant et des épines sur tous les segments du corps.

  • Particularités expliquant la contamination : l’adulte se déplace jusqu’à 20 km, la multiplication des échanges et déplacements de colonies. Particularités expliquant la difficulté à l’éliminer : les larves se transforment dans le sol et sont impossibles à atteindre à ce stade, prolificité des adultes.

  • Maladie réglementée à déclaration obligatoire en DDCSPP.

  • Fort dégâts causés par les larves, destruction rapide de la colonie par consommation des œufs, réserves et cires. Miel qui s’écoule et qui fermente.

  • En cas de doute, contactez votre vétérinaire ou TSA.

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