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LA LOQUE EUROPÉENNE

LA LOQUE EUROPÉENNE

Qu’est ce que la loque Européenne ?

C’est une maladie du couvain due à une bactérie nommée Melissococcus pluton. Elle touche principalement le couvain ouvert et entraîne des mortalités larvaires plus ou moins importantes pouvant causer l’affaiblissement de la colonie.

Rapidement d’autres bactéries colonisent les larves malades ou mortes et modifient les signes cliniques (odeur).

 

Où trouve-t-on cette maladie ?

Dans le monde entier sauf en Nouvelle Zélande.

 

Quelle réglementation s’applique ?

Pas de statut réglementaire en France.

 

Comment se transmet elle ?

À la différence de la Loque Américaine, la bactérie responsable ne peut pas fabriquer de spore de résistance. Cependant elle possède une capsule protectrice lui permettant de subsister dans les colonies (3 semaines dans les larves et plusieurs mois en cas de dessiccation).

La larve est contaminée par les nourrices au tout début de sa vie et la bactérie se multiplie rapidement et la tue, les ouvrières se contaminent en évacuant les résidus (écaille en cas de dessiccation). Certaines larves ne meurent pas et évoluent en adulte en laissant des fèces contaminées dans l’alvéole.

 

Quelles sont les conditions qui favorisent son apparition ?

Tous les facteurs fragilisant les larves :

  • déséquilibre couvain/abeille en saison (printemps avec beaucoup de couvain et peu d’abeilles pour nettoyer) ou à cause d’une autre cause de mortalité importante des ouvrières.
  • Intoxications
  • Forte infestation par des Varroa (baisse de qualité de la gelée nourricière en plus).
  • Présence d’autres maladies du couvain.
  • Mauvaises ressources en pollen (quantité et qualité).
  • Mauvaises pratiques apicoles : non renouvellement des cadres, absence de visite sanitaire, absence de désinfection, création d’essaims comportant trop peu d’abeilles adultes.

 

Comment la reconnaître ?

Dans la colonie :

  • couvain en mosaïque
  • odeur d’aigre, de moisi, parfois acide ou de putréfaction
  • Colonie affaiblie, moins dynamique.

Dans les alvéoles :

Larves en position aberrantes (redressées) ; flasques, affaissées, de couleur jaune clair à brun qui évoluent en masse gluante puis en écailles non adhérentes.

 

 

Comment confirmer une suspicion ?

Par envoi d’un prélèvement de couvain malade de 10/10 cm (au moins 15 larves suspectes) à un laboratoire qualifié (type Aveyronlabo).

Par utilisation d’un kit de détection rapide nécessitant au moins 5 larves.

Le tout aux frais de l’apiculteur.

 

Avec quoi peut-on la confondre ?

La Loque Américaine : maladie du couvain fermé caractérisée par des opercules affaissés et perforés, des larves filantes et des écailles adhérentes aux parois des alvéoles. Voir fiche FM1

Le couvain sacciforme : maladie du couvain fermé (les opercules sont ouverts par les abeilles). Les nymphes sont redressées et forment un sac rempli de liquide dans sa partie inférieure. Voir fiche FM3

La varroose lors de forte infestation : couvain en mosaïque et divers signes de souffrance du couvain : désoperculation, cannibalisme, mortalité des nymphes. Voir fiche FP1

 

Méthodes de lutte et de contrôle :

Prophylaxie = bonnes pratiques apicoles

  • pratiquer des visites sanitaires fréquentes et attentives (au moins deux par an : printemps et automne).
  • Renouveler les cadres des ruches (3 par an).
  • Maintenir des colonies fortes avec des reines jeunes et prolifiques.
  • Désinfecter le matériel
  • Limiter dérive et pillage.
  • Plus spécifiquement : avoir une bonne couverture du couvain par des nourrices lors des divisions ; sélectionner des colonies avec un fort comportement hygiénique et ne pas conserver des souches ayant déjà eu cette maladie ; éviter les carences en protéines (environnement, Varroa).

Traitement :

Il n’existe aucun antibiotique utilisable en apiculture qui ait démontré son activité ou qui dispose d’une Limite Maximale de résidus dans le miel.

En cas d’atteinte modérée :

  • pratiquer un transvasement sur cire gaufrée, nourrir et détruire le couvain (en saison clémente). Voir la fiche technique sur le site.
  • http://www.apiservices.com/fnosad/dfiches_pratiques.
  • Désinfecter corps, plateaux, couvre-cadres et matériel.
  • Voir articles dans LSA n°263 pp 381-399 et n°264 pp 531-533 ou http://www.apiservices.com/sante-de-labeille/articles/desinfection_264.pdf.
  • Dans certains cas de très faible atteinte, possibilité de nourrir beaucoup pour provoquer un blocage de ponte et permettre aux abeilles de nettoyer le couvain malade ; remplacer la reine par une autre issue d’une souche plus hygiéniste.

En cas d’atteinte forte de colonie faible ou de proximité de l’hivernage, elle sera détruite dans son intégralité.

 

Une inspection en profondeur de toutes les colonies du rucher sera effectuée (en allant des plus fortes vers les plus faibles).

 

N’hésitez pas à contacter les acteurs sanitaires ou votre GDSA.

 

En résumé :

  • maladie bactérienne du couvain (ouvert)

  • souvent bénigne mais peut causer des problèmes graves car elle est sous-diagnostiquée.

  • Favorisée par tout facteur fragilisant le couvain ou les nourrices.

  • Aucun traitement. Le transvasement, le nourrissement massif, le remplacement de la reine sont parfois possibles ou bien la colonie doit être détruite.

  • En cas de doute, contacter le Vétérinaire ou le TSA de secteur.

  • Voir présentation du Dr CHOFFRAY au GDSA (réservée aux adhérents).

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