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L’implantation d’un rucher

L’implantation d’un rucher

Le rucher

L'eau - la vie

Le rucher.

L’eau, la vie….

Pour l’implantation d’un rucher, la base essentielle à rechercher est la ressource en eau. En effet, une ruche aura besoin de quelques 70 litres d’eau tout au long de la saison. La qualité de cette eau doit être bonne et d’un débit suffisant surtout en période de sécheresse. En début de saison (printemps), les abeilles iront probablement récolter la rosée du matin mais il reste indispensable de leur faire bénéficier d’une réserve d’eau et si possible en les attirant au début avec un mélange sucré (50/50). Si vous arrivez à fixer vos abeilles sur votre abreuvoir, vous pourrez contrôler la qualité de l’eau et éviterez les déconvenues liées à la pollution. Pour ce faire, il existe des abreuvoirs avicoles qui feront amplement l’affaire. Vous pouvez également vous fabriquer un abreuvoir en récupérant les eaux de pluie ce qui rendra votre abreuvoir autonome. Quoi qu’il en soit, si votre rucher est à moins de 100 m d’un point d’eau, ce sera un atout pour son bon développement.

L’environnement.
Jauger son potentiel mellifère
Estimer les ressources botaniques de la zone en espérant une abondante miellée n’est pas facile. Les apiculteurs essayent souvent l’emplacement plusieurs années avant de pouvoir en valider le potentiel. En réalité, la présence florale riche et variée ne suffit pas à produire du miel, il faudra aussi compter sur le ph du sol (taux d’acidité) qui permet selon le niveau aux plantes de sécréter plus ou moins de nectar. Pour cela il s’agira, dans un premier temps, de savoir reconnaître le sol auquel on a affaire en fonction de sa végétation naturelle :
Un sol sableux
• Visuellement : sa couleur tend vers le marron intermédiaire. L’eau reçue est absorbée immédiatement.
• Au toucher : friable, inconsistant.
• À partir de la végétation spontanée : armoises communes, chiendents, mauves sylvestre, morelles noires, oxalis des fontaines, mourons des oiseaux…
Un sol argileux
• Visuellement : foncé. Flaques persistantes après une grosse averse. Larges fentes par temps sec.
• Au toucher : collant lorsqu’il est humide, dur lorsqu’il est sec.
• À partir de la végétation spontanée : bouton d’or, joncs communs, liserons, grandes oseilles, grandes prêles, moutardes des champs…
Un sol calcaire
• Visuellement : clair à blanchâtre.
• Au toucher : texture fine, caillouteuse, sèche l’été, parfois collante par temps de pluie.
• À partir de la végétation spontanée : bleuets, coquelicots, fumeterres, galéopsis, trèfles blancs, verveines officinales, vesces communes, genévriers, sureaux, sorbiers…
Un sol acide
• Visuellement : souvent humifère, brun.
• Au toucher : souvent frais.
• À partir de la végétation spontanée : callunes, camomilles romaines, fougères, genêts à balai, pensées sauvages, rumex à feuilles obtuses, spergules des champs…
Ainsi, nous pouvons interpréter ici des exemples de fleurs à rechercher en fonction de votre sol pour une production en nectar idéale.

L’emplacement.

On y arrive.  Je vous sentais impatient. L’apiculture est souvent incompatible avec les activités de voisinage immédiat. Pour éviter le dérangement des abeilles et de vos proches voisins, il faudra faire preuve de diplomatie et de bon sens tout en respectant le code rural.
Plusieurs articles de ce dernier contiennent des éléments sur les distances à respecter, cependant chaque département fixe ces limites à respecter selon un arrêté préfectoral. C’est donc à la préfecture qu’il faudra se renseigner. A défaut, la municipalité est également habilitée à prendre un arrêté sur ce sujet.
Une fois ces formalités accomplies, vous pourrez aménager votre terrain en pensant à votre confort et à celui de vos abeilles.
Selon le type d’apiculture pratiquée, cela peut demander une logistique importante et donc l’accès véhiculé au terrain peut s’avérer important, le 4×4 sera parfois nécessaire.

Essayez de disposer vos ruches de façon à limiter la dérive des abeilles. Evitez de croiser les flux, profitez de la végétation : cette disposition est possible en milieu ouvert et dégagé (plaine).

L’exposition de l’emplacement du rucher est importante surtout en période d’hivernage. Les emplacements trop humides et ombragés favorisent le développement de maladies et du varroa. Il sera préférable de choisir une exposition à l’abri des vents dominants et bien ensoleillée pendant la journée, en hiver. Evidemment, en été, un bon ombrage sera toujours apprécié par vos abeilles.
Les abeilles disposent de particules de magnétite dans leur abdomen, ce qui les rend sensibles aux basses fréquences et plus précisément au champ magnétique terrestre. Ce facteur sera également à associer aux influences du réseau de téléphonie mobile qui serait susceptible de perturber les vols de nos protégées.
L’étude des vents dominants est, aussi, une des clefs de la réussite de vos hivernages.

1 Comment Un commentaire?

  1. EAU : à moins de 100 m d’1 point d’eau ( rivières, lacs, etc. ) 1 abreuvoir est il nécessaire ? N’est ce pas plutôt à + de 100 m ?
    ENVIRONNEMENT : Pourrait on connaître en fonction de la nature des sols : sableux, calcaire, argileux, etc. les plantes mellifères adaptées ?
    EMPLACEMENT : s’agissant de l’Aveyron pourrait on communiquer l’arrêté préfectoral dans le détail ?

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